La sexualité ne se limite pas à la relation sexuelle et à la génitalité. Elle englobe tant les aspects affectifs (attitudes, valeurs, sentiments), physiques (santé sexuelle, changements corporels et relation au corps) que relationnels (respect, affirmation de soi, estime de soi, saine gestion des conflits) qui sont au cœur de la sexualité. On parle également d’intimité, de séduction, de rapport à l’autre, de communication, de plaisir, de désir, d’éveil amoureux, d’identité sexuelle, d’orientation sexuelle, etc.. Elle se compose finalement à travers différentes expériences et différents apprentissages, selon une éducation donnée, influencée par la culture, les médias, l’entourage, la société, etc..

Ainsi, la santé sexuelle ne se limite pas à l’absence d’ITSS, de maladie ou d’infirmité. Il s’agit plutôt d’un bien-être complet de l’individu dans toutes les sphères de sa sexualité, autant au niveau physique, psychologique, affectif et social.

Concrètement, dans la région de Lanaudière, on parle d’augmentation des cas de certaines ITSS chez nos jeunes de 15 à 19 ans (chlamydia et gonorrhée) dont une qui n’était presque plus présente (syphilis), en plus de constater un nombre important d’Interruptions Volontaire de Grossesse. Par ailleurs, on observe les répercussions de l’hypersexualisation qui bombardent nos jeunes d’images sexualisées qui donnent l’illusion d’un devoir de disponibilité sexuelle et de performance sexuelle. Cette pression n’aide en rien le bien-être sexuel de nos jeunes, d’où l’importance de donner accès à nos adolescents à une éducation sexuelle de qualité.